Elles n’ont émergé dans les PECO que depuis la libéralisation.
C’est dire qu’il n’y a aucune tradition de représentation des employeurs, d’autant moins d’ailleurs que la fonction d’employeur relevait de l’Etat pour la majorité des salariés. Les organisations d’employeurs ont du partir de rien n’ayant pas à leur disposition comme les syndicats d’anciennes associations qu’il fallait réformer. Alors que les employeurs étaient essentiellement des responsables d’entreprises publiques, les privatisations ont modifié la nature du patronat.
A ce jour, dans la majorité des PECO, il n’existe pas d’organisation patronale puissante et représentative de l’ensemble des employeurs. On a assisté à une multiplication d’organisations patronales, notamment pour les PME, mais aussi dans certains secteurs. Le secteur public qui demeure important ne bénéficie pas d’une représentation patronale. Il a donc fallu que dans certains cas, Pologne, Républiques tchèque et slovaque que l’Etat prête assistance et concours pour qu’un patronat émerge enfin.
Mais dans certains pays, le développement du secteur privé a eu pour conséquence la floraison de différentes associations patronales, peu représentatives, sans moyens et sans représentativité réelle, ne sachant pas se faire obéir de leurs membres pourtant en nombre peu élevé.Deux schémas se présentent :
une seule organisation ou une organisation dominante: Slovénie, Slovaquie, Lettonie
- multiplicité dans les autres pays, avec le cas de la Roumanie et de la Hongrie qui comptent 8 à 9 organisations.
Ces organisations aux faibles moyens dans l’ensemble, ne réussissent pas à rassembler beaucoup de membres. Selon une estimation de la Commission, les organisations patronales des PECO rassemblent autour de 30 % des entreprises industrielles, mais de 2 à 5 % de toutes les entreprises.
En Slovaquie toutefois, l’Association des employeurs slovaques née en 1991 réunirait 50 % des entreprises, dont le Conseil des associations industrielles.
En Tchéquie, les deux organisations les plus importantes sont l’Union des Industries et des transports et la Confédération des associations d’employeurs et d’entrepreneurs.
En Pologne, quatre organisations représentent les entreprises :
la confédération des employeurs polonais pour les entreprises de l’industrie lourde, les mines et l’agriculture. Elle réunit 80 associations d’employeurs qui emploient 2,5 salariés.
La confédération des employeurs du secteur privé mais qui réunit aussi des entreprises publiques
L’association des arts et métiers qui rassemble 300 000 entreprises qui emploient 1,5 million de personnes
L’association des employeurs individuels qui représente 1200 entreprises, nationales et étrangères qui emploient 500 000 personnes
Selon une étude réalisée à la fin des années 90, 20 % seulement des entreprises polonaises sont membres d’une organisation.
En Hongrie, 9 organisations patronales se sont créées : association nationale des entreprises industrielles, association des employeurs hongrois, association des entrepreneurs (PME), fédération des industriels, association des artisans, fédération des producteurs agricoles, fédération des commerçants de détail, fédération des coopératives de consommation ;
Elles assument peu un rôle de partenaire social et de négociation avec les syndicats, se contentant d’un rôle de lobby auprès des pouvoirs publics. Dans quelques pays toutefois, des négociations bipartites ont eu lieu.
Par contre, les organisations d’employeurs participent à la concertation tripartite mise en place à l’initiative des gouvernements et de la Commission européenne. Cette concertation a aboutit dans certains pays à des accords nationaux.
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