En une génération, la population française est passée de 55 millions d’habitants en 1981 à 65 millions en 2011.
Deux immigrés sur dix vivent en France depuis quarante ans au moins. Trois sur dix sont arrivés il y a moins de dix ans.
Le niveau de diplôme est un facteur essentiel de l’insertion des jeunes. En 2010, 11% des actifs récents diplômés de l’enseignement supérieur sont au chômage contre 23% des diplômés du secondaire et 44% des actifs peu diplômés.
Les spécialités de formation jouent aussi un rôle dans l’insertion.
Les diplômés du secteur de la production ont souvent un avenir professionnel plus favorable que ceux du secteur des services.
Les jeunes sortant de l’apprentissage s’insèrent mieux que les sortants de lycée.
Pour l’année 2009, les 25% de salariés les mieux payés ont perçu en moyenne un revenu salarial 10 fois supérieur aux 25% des salariés les moins payés.
Pour les bas salaires, les disparités salariales s’expliquent majoritairement par des différences de durée d’emploi (ex, femmes en temps partiel).
Le revenu salarial moyen augmente de 0,77% en moyenne par an entre 1995 et 2009, passant de 17 317 à 19 284 euros.
Sur la période 1995-2009, les inégalités salariales ont globalement et faiblement baissé …sous réserve des salaires des dirigeants.
Les femmes ont un revenu salarial inférieur de 25% en moyenne à celui des hommes d’abord en raison d’un salaire horaire plus faible.
Le revenu salarial augmente avec l’âge. Le revenu salarial moyen est de 16 653 euros pour les 25-34 ans, de 23 975 pour les 45-54 ans et de 24 500 pour les 55 ans et plus.
Entre 1995 et 2009, le revenu salarial moyen a augmenté plus vite pour les moins de 25 ans et moins vite pour les 45-54 ans que pour les autres tranches d’âges.
Entre 1995 et 2009, le revenu salarial a augmenté plus vite dans le privé que dans le public.
20% des salariés ont d’autres sources de revenus que leur revenu salarial en 2009.
En intégrant toutes les sources de revenus liées à l’activité, les bas revenus salariaux restent des revenus faibles pour les femmes, les employées et les jeunes.
La moitié des personnes ont un niveau de vie inférieur à 1 590 euros par mois.
Les personnes en emploi ont un niveau de vie supérieur à la moyenne en raison des montants de leurs revenus d’activité et aussi du fait que leur conjoint est plus souvent en emploi.
Les retraités ont en moyenne des revenus individuels plus faibles, mais des revenus du patrimoine plus élevés.
Deux personnes en emploi sur dix font partie des 30% de personnes les plus modestes.
Six chômeurs sur dix et trois retraités sur dix font partie des 30% de personnes les plus modestes.
La redistribution monétaire divise par deux les écarts de revenus entre les 20% de personnes les plus modestes et les 20% les plus aisés.
Toutes les prestations, qu’elles soient ou non sous condition de ressources, diminuent les inégalités de niveau de vie.
Les prélèvements réduisent le niveau de vie des ménages les plus aisés de 21% et augmentent celui des plus bas de 130%.
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