Les clés du social Un regard sur le social

Accueil > Entreprise > RSE > Les entreprises françaises et la RSE : du mieux

Les entreprises françaises et la RSE : du mieux

samedi 27 mai 2017

En matière de RSE, les entreprises françaises sont rentrées dans le Top 5 de l’OCDE. C’est ce que révèle une étude comparative réalisée par la plateforme de notation EcoVadis pour le Médiateur des entreprises et dont la deuxième édition a été publiée le 29 mars 2017. Les performances sont bonnes pour ce qui est des questions sociales, économiques et environnementales mais signalent un retard en matière de corruption et de pratiques anticoncurrentielles.

La deuxième édition de l’étude comparative avec l’OCDE et les BRICS (pays émergents)

L’étude est fondée sur les évaluations de 3 500 entreprises françaises, 12 000 de l’OCDE et 4 500 des BRICS effectuées par le cabinet EcoVadis en 2016. 63 % des sociétés françaises ont adopté une approche qualifiée d’adaptée aux enjeux de leur contexte, contre 54 % des entreprises de l’OCDE et 27 % des BRICS. La France se place donc au-dessus de la moyenne des sociétés de l’OCDE et des BRICS. L’OCDE comprend 35 membres. Les pays émergents sont le Brésil, la Russie, l’Inde et la Chine.

Toutes les entreprises mondiales progressent

Tous les groupes se sont améliorés pendant les deux ans qui nous réparent de la première évaluation. Mais les entreprises françaises sont celles qui ont le plus progressé, tant en termes de note moyenne (+10 %), que de nombre de bons élèves (+37 %). Aussi, la France se classe quatrième parmi les pays dont les sociétés ont été auditées derrière le Royaume-Uni, la Suède et le Danemark.

Une volonté partagée des entreprises, de l’État et des syndicats

Cette place de la France face à la RSE s’explique selon l’étude par un cadre réglementaire important, et des incitations des pouvoirs publics, des syndicats et des fédérations professionnelles. L’étude met en avant le dynamisme des acteurs de la RSE qui aident et accompagnent les entreprises et leurs acteurs (chefs d’entreprise, sous-traitants, IRP…).

Des chiffres parlants

48,3 points est le score moyen dans le classement global (en nombre de point sur 100) des entreprises françaises. Ce score se situe au-dessus de celui de la moyenne des membres de l’OCDE, chiffré à 44,6 points, et celui des Brics comptabilisé à 38,08 points.

53 % des PME sont situées à un niveau adapté de RSE. 7 % d’entre elles atteignent un niveau exemplaire. Au sein de l’OCDE, les taux atteignent respectivement 51 % et 2 %.

Les entreprises de plus de 1 000 salariés ont une performance remarquable. 60 % des grandes entreprises ont un système de gestion RSE performant ou exemplaire. Ce chiffre place la France loin devant l’ensemble des pays de l’OCDE (45 % en moyenne) et des Brics (13 %).

47 % des entreprises françaises ont un système de management qui peut être considéré comme performant ou exemplaire. Elles ne sont que 40 % pour les pays de l’OCDE, et à peine 15 % pour les Brics.

43 % pour la thématique environnementale où la France est en position de leader. Pour les pays de l’OCDE, les pourcentages tombent à 39 % et 1 % pour les Brics.

46,2 % pour le thème social (RH, Droits de l’homme…) contre 43,9 % pour les pays de l’OCDE.

Mais uniquement 28 % pour le thème éthique des affaires. Seules 28 % des entreprises françaises sont considérées comme performantes, contre 32 % pour l’ensemble des pays de l’OCDE. Mais comme l’indique le Médiateur des entreprises, Pierre Pelouzet. "Si l’étude pointe du doigt l’absence de processus et de procédures dédiées, cela n’implique pas forcément la tenue de comportements non éthiques" .Pour lui, la situation règlementaire devrait s’améliorer avec les dispositions spécifiques sur les agissements de corruption de la loi Sapin II.

En conclusion, ces bonnes performances devraient se poursuivre car selon Pierre Pelouzet "Après une bonne dizaine d’années d’incitation des pouvoirs publics et des syndicats, la majorité des entreprises sont convaincues du caractère indispensable de la démarche". Il s’agit donc désormais de travailler en interne dans chaque entreprise au changement et de préciser ses objectifs.

Le podium mondial est en vue et c’est une bonne nouvelle.


Sources