Deux Français sur trois sont partis en vacances en 2004, selon l’étude de l’Insee (Insee Première n° 1093). 64,5% des Français ont passés au moins quatre nuits consécutives en dehors de leur domicile en2004
La tendance est repartie à la hausse après un plafonnement durant les années 90.
Ainsi, le chiffre d’un milliard de journées de vacances a été atteint en 2004, soit une hausse de 10%. Cette hausse est le produit pour 1/5 de l’élévation de la population, pour 1/3 du progrès des taux de départs, et pour 1/5 du nombre plus élevé de séjours.
Les retraités du baby-boom sont encore gagnants
Ce qui augmente ? Les vacances d’hiver et celles des jeunes retraités, âgés de 60 à 69. Ainsi cette génération qui aura moins connu le chômage que les générations actuelles, qui peut partir à la retraite assez tôt, qui a un bon niveau moyen de revenus, se paie le luxe d’être la génération qui part le plus longtemps (25 jours contre 17 de moyenne) et le plus souvent en vacances ! Ainsi 22% d’entre eux partent en vacances plus de 40 jours.
Manque d’argent, manque de vacances
21 millions de Français ne partent pas. Certains parce qu’ils ne le peuvent pas : plus de la moitié des individus appartenant au quart de la population la moins aisée ne part pas en vacances. Pour les plus aisés, ce chiffre est de un septième.
Mais si le manque d’argent explique que 37% des Français ne partent pas en vacances, c’est un choix délibéré pour 20% d’entre eux. Pour d’autres, 15% ce sont des raisons de santé, pour 10% enfin ce sont des raisons professionnelles et d’études.
Evidence, les Franciliens sont les plus nombreux à partir, les ruraux et ceux qui habitent le littoral sont les moins nombreux.
RTT : peu d’influence
Selon cette étude enfin, la réduction du temps de travail n’a qu’une faible influence sur le départs en vacances. Sur les 2/3 des salariés concernés par la ARTT, seul un dixième a déclaré avoir changé ses habitudes de départs en vacances.
Le chèque vacances
L’ANCV, agence qui a le monopole de l’émission des chèques vacances dépassera le milliard d’euros en 2005.
2,5 millions de salariés sont bénéficiaires, soit avec leurs familles plus de 6,5 millions de personnes concernées. Ce titre de paiement induit globalement 4 milliards d’euros de consommation touristique au sein d’un réseau de 135 000 prestataires dont les principaux sont la SNCF, McDonald’s, les sociétés d’autoroute.
Pour autant, la demande de la fonction publique stagne alors qu’elle représente plus de 40% du montant des chèques émis. La maîtrise des dépenses publiques en est l’explication. Les PME ne représentent que 11% de la clientèle à cause du cadre réglementaire.
L’ANCV est bénéficiaire, grâce au placement de sa trésorerie. L’essentiel du résultat est affecté à la modernisation d’équipements de loisirs à vocation sociale (8,4 millions) et à des bourses pour les personnes en difficulté. (4,5 millions d’euros en 2004 pour 45 000 personnes) |