la CFE-CGC - 140 000 adhérents, 7% aux prud’homales, 28,4 % dans le collège ingénieurs et cadres - devait se trouver un président dans l’attente du congrès de novembre prochain.Deux candidats se présentaient aux suffrages des 289 membres de l’assemblée générale de la CFE-CGC : Bernard Van Craeynest, 48 ans, président de la fédération de la métallurgie, et Danielle Karniezwicz, 50 ans, présidente de la Caisse nationale de l’assurance-vieillesse, secrétaire nationale, issue de la chimie du pétrole comme Jean-Luc Cazettes.
La compétition entre les deux candidats, qui n’avaient pas de désaccords importants, n’a pas donné lieu à de durs affrontements ; elle a tourné à l’avantage de Bernard Van Craeynest (64 % des voix), alors que les observateurs donnaient plutôt Madame Karniewicz gagnante. Le prochain congrès devrait être animé par la confirmation de ce choix.
Le nouveau président, qu’on aurait tort de sous-estimer, s’est donné comme objectif de réformer les statuts de la confédération, de reconquérir sur la CFDT la première place de syndicat des cadres aux prochaines élections prud’homales et de faire avancer le projet confédéral de cotisation sociale sur la consommation. Mais sa première tâche fut de gérer la conclusion de la négociation UNEDIC : partisan affiché de la signature, il avait du convoquer pour le 10 janvier un comité directeur pour débattre de l’accord et obtenir la décision de signer... à la quasi-unanimité.
Ce fut l’occasion, avec le suspense ainsi créé, de faire parler de lui et de la CFE-CGC. |