Ainsi, après la décision positive de la CGT, la CGC sera la seule confédération à ne pas avoir signé l’accord national interprofessionnel sur la diversité en entreprise.« Il n’y a rien dans ce texte » a déclaré le responsable CGC qui menait la négociation. Certes, les confédérations signataires ont regretté qu’il n’y ait pas assez d’obligations dans ce texte et surtout que les entreprises sans représentation du personnel se trouvent très libres dans les suites à donner à cet accord. Mais elles ont, pour autant, noté des avancées et elles considèrent ce texte comme un levier pour intervenir dans les entreprises. La lutte contre les discriminations étant autant menée par les normes que par les pratiques, il est bon que tous les représentants du personnel, quelles que soient leurs étiquettes, se retrouvent pour appuyer une prise en charge de la diversité dans leurs entreprises.
Enfin, au regard de l’importance des discriminations dans l’emploi, l’engagement des partenaires sociaux à se mobiliser dans cette lutte est essentiel. Il n’est pas compréhensible qu’une organisation fasse la fine bouche devant un texte qui est le premier texte négocié sur cette question.
Le souci de se démarquer ? Peut-être, car la date du congrès de la CGC approche. Après ce dégagement en touche, on note le discours sur le sort des classes moyennes et la proposition d’un SMIC-cadre, dernier avatar d’un statut cadre qui prend l’eau. Quand on voir les débats noués autour du SMIC, on a du mal à comprendre l’intérêt d’un SMIC-cadre homogénéisant les commerciaux, les informaticiens et les chefs d’atelier.
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