C’est dans quelques semaines que se tiendra un sommet franco-italien à Nice. Les ministres français pourront ainsi apprendre avec profit que la réforme des retraites est bien engagée chez nos voisins transalpins. Une longue négociation tripartite a débouché sur un accord qui prévoit entre autres, le relèvement de l’âge légal de la retraite de 57 à 60 ans en 2011. L’accord a été soumis par les trois confédérations syndicales à un référendum qui à défaut de valeur juridique, légitimait, ou non, son contenu. Cinq millions de salariés et retraités ont voté et 82% d’entre eux ont approuvé l’accord.
On rêverait bien sûr d’une telle aventure dans notre pays. Mais parmi les différences de contexte, on invoquera les orientations réformistes des trois confédérations qui leurs évitent toutes surenchère, leur lien social qui leur permet de lancer une telle consultation, leur qualité pédagogique qui leur offre un tel taux d’approbation. La CGIL n’est décidemment pas la CGT.
Il faut ajouter que la gauche réformiste a appuyé l’accord (le PS pourrait peut-être faire un stage en Italie ?) et la gauche radicale (il en existe une aussi en Italie), tout en demandant quelques retouches, n’a pas réussi à troubler la consultation …contrairement à certaines consultations référendaires dans un autre pays.
Notre regard sur le modèle social français pourrait avec profit intégrer la manière des autres de conduire des réformes. .