Les partenaires sociaux avaient lors de leur négociation de 2003 sur la formation professionnelle remodelé profondément les contrats de formation en alternance. Une seule formule avait été retenue, celle du contrat de professionnalisation, moins axé sur le diplôme et davantage tourné vers l’acquisition d’une professionnalité. Cette réforme, critiquée par différents organismes de formation qui faisaient leur chiffre d’affaires sur les contrats de qualification avait abouti à une forte baisse des contrats de formation en alternance. Il n’y avait plus que 162 000 contrats en alternance en 2006. Mais la tendance est repartie à la hausse : fin octobre, on recensait 188 000 contrats de professionnalisation.
Malheureusement, le gouvernement a supprimé pour 2008 les exonérations de charges pour les contrats de professionnalisation. Ce coup de boutoir peut avoir l’effet de stopper net la croissance de l’usage de ces contrats, véritables bouées de sauvetage pour certains jeunes.
On ne comprendra jamais pourquoi des gouvernements et des parlementaires s’amusent à ces petits jeux. Les usagers, employeurs, jeunes, familles, organismes de formation, mettent du temps à intégrer des règles et à s’en servir. A peine les ont-ils comprises que le politique en change. Les victimes ? Sûrement les enfants des députés !