A la RATP, cinq syndicats (CFDT, CGC, FO, UNSA, Indépendants, soit 54% de l’audience syndicale) ont signé un accord salarial pour trois ans ! Cet accord prévoit une augmentation de 1,5% par an pendant les trois ans. Les pensions de retraites appliqueront ces dispositions. Une commission de suivi pourra se réunir en cas d’évènement exceptionnel. Mais même en cas d’inflation inférieure à 1,5%, l’augmentation restera acquise. Les signataires soulignent que peu d’entreprises peuvent dans le contexte actuel s’engager sur trois ans et que cet accord assure aux salariés une visibilité sur l’évolution de leur pouvoir d’achat. L’accord sécurise les salariés...mais aussi la direction qui ainsi pourra mieux négocier avec l’Etat l’engagement de ce dernier.
Comme on pouvait s’y attendre, la CGT et Sud n’ont pas signé cet engagement. Dans d’autres pays d’Europe, cet accord entraînerait l’interdiction de faire grève durant cette période sur ce thème. On observera avec attention le comportement des uns et des autres sur ce plan. En tout cas, voila un engagement syndical intéressant.
Chez PSA, le comité central d’entreprise, en réunion extraordinaire, a émis un avis favorable au dispositif d’aides aux départs visant à supprimer 4 800 postes en France sur la base du volontariat. La dégradation des ventes en Europe ont conduit le groupe Peugeot Citroën à accélérer la réduction des coûts et des effectifs. Le plan exclue tout licenciements secs et vise à encourager au départ par des aides modulées de 3 à 24 mois de salaires. Les dispositions comprennent des aides à la création d’entreprise, à la mobilité géographique, au retour au pays, à l’embauche à l’extérieur du groupe et des encouragements au départ à la retraite avant 59 ans.
Comme plus haut, la CGT a fait bande à part en dénoncant un plan de licenciements cachés...