Le projet de loi de développement de l’intéressement prévoit de faire bénéficier les entreprises qui le pratiqueront un crédit d’impôt. 20% des sommes versées pour les entreprises qui signent pour la première fois un accord d’intéressement. Et ce durant les trois ans que couvre l’accord. Le crédit d’impôt pour les entreprises qui pratiquent déjà l’intéressement sera moindre : il ne sera octroyé que s’il y a progression d’une année sur l’autre et le crédit sera égal à 20% de la progression des sommes versées.
Conséquences heureuses pour les salariés qui bénéficieront de ces versements. Mais pour l’Etat ? Selon Bercy, le coût pour l’Etat serait de près d’un milliard d’euros par an ! Certes, ce coût diminuera après les trois premières années, mais on peut s’interroger sur l’intérêt d’un tel cadeau. Les sommes versées au titre de l’intéressement étaient de 6,5 milliards en 2006. Ces sommes, malgré les revendications syndicales, ne sont pas assujetties à la moindre cotisation sociale.
Le gouvernement donc, non seulement n’aide pas à améliorer les ressources de la protection sociale dont chacun connaît le déficit, mais en plus il favorise le creusement du déficit du budget de l’Etat dont à nouveau chacun connaît l’étendue.
Il en espère des dépenses accrues des salariés touchant leur intéressement …Mais fallait –il ce type de solution qui une fois de plus fait reposer sur l’Etat la relance du pouvoir d’achat des salariés du secteur privé ? Résidu de communisme dans un état d’esprit libéral ?