En lisant le rapport de la CSI, la confédération syndicale internationale dans laquelle siègent toutes les confédérations françaises, sur l’état du respect des droits syndicaux dans le monde, on est surpris de lire que la France a subi une « limitation sévère du droit de grève dans le secteur des transports en commun avec la mise en place du service minimum". Les usagers de divers transports en commun français, SNCF, Air France, RATP …seront surpris de cette affirmation qui contraste avec la réalité. En l’occurrence, le service minimum a montré ses limites.
Plus surprenant, le rapport affirme aussi que « Nicolas Sarkozy, vainqueur au second tour des élections, a clairement laissé entendre son intention de «museler» les syndicats et d’entreprendre des «réformes pro-marché», souvent employées comme un euphémisme pour une restriction des droits sociaux. On peut discuter du contenu d’un certain nombre de mesures sociales du Gouvernement Sarkozy et les syndicalistes peuvent critiquer le fond de certaines lois comme celles revenant sur les 35 heures, etc. En revanche, il apparaît assez discutable de parler de tentative de « muselage » des organisations syndicales françaises. Même affaiblies, elles ont une capacité de résistance qui s’opposerait à une telle attitude du pouvoir politique, si cela s’avérait réel
De telles exagérations mettent en péril la crédibilité même du rapport : on est fondé à se demander si l’analyse d’autres pays n’a pas subi de telles interprétations.
Qui donc a incité à cette rédaction ?
La violation des droits syndicaux est assez sérieuse pour que nul n’en aggrave artificiellement l’existence.