Et de deux. Emma Marcegaglia va être élue à la quasi unanimité à la tête de la principale organisation patronale italienne, la Confindustria. C’est une jeune chef d’entreprise d’un groupe familial de transformation de l’acier du Nord de l’Italie qui va donc devenir la patronne des patrons italiens. Certains pouvaient penser que le « machisme » de nos amis italiens interdirait une telle solution. Mais non. L’Italie est plus moderne que ces clichés.
Le patronat italien n’est pas structuré comme le patronat français. Il n’y a pas une organisation faîtière qui chapeaute les différentes fédérations professionnelles. Chaque grand secteur, industrie, commerce, banque, etc. est structuré en une grande fédération professionnelle. La Confindustria est l’organisation la plus importante et elle exerce le leadership de la représentation patronale italienne…comme si l’UIMM, sans l’existence du Medef était alors l’organisation leader du patronat français. Rêve secret sans doute de la vieille garde industrielle française.
La Confindustria sur le terrain social ne défend pas des positions conservatrices : elle défend la nécessité d’un partenariat solide avec les organisations syndicales et exerce sur ce plan une influence sur l’ensemble du patronat italien.
Toute ressemblance avec des situations réelles et des personnages existant serait totalement fortuite.