On ne peut être que frappé de l’écart entre les discours dans les colloques, les articles dans les revues du management, les flashs publicitaires et tout simplement la réalité des conditions de travail dans certaines entreprises. La responsabilité sociale de l’entreprise devrait commencer par ce principe de base : la non altération du capital humain.
La santé mentale au travail : Le magazine trimestriel « Santé et Travail » publie les premiers résultats de l’étude « Samotrace ».120 médecins du travail des régions Centre, Poitou-Charentes et Pays-de-la-Loire ont été sollicités et près de 6000 salariés ont été questionnés entre 2006 et 2008.
Il en ressort principalement que les secteurs de l’énergie et des banques connaissent une vague importante de « symptômes dépressifs et anxieux », alors qu’ils étaient plutôt épargnés jusque là.
Quelques chiffres bruts
34% des femmes sont en souffrance mentale contre 24% des hommes interrogés.
16% des femmes interrogées ont subi humiliations ou menaces, contre 11,6% chez les hommes.
1/3 des hommes travaillant dans le secteur hôtellerie-restauration se plaignent de « détresse psychique ».
45% des femmes questionnées et travaillant dans le secteur « Energie » (eau, gaz et électricité) souffrent de ce même malaise.
16,4%des hommes travaillant dans la finance, 17% des hommes dans les services collectifs, sociaux et personnels manifestent une consommation excessive d’alcool.
Le manque de reconnaissance.Les salariées qui déplorent un déséquilibre entre leur implication professionnelle et la reconnaissance de leur travail sont trois fois plus nombreuses à souffrir d’un trouble psychique.
Les causes de la souffrance au travail. Cette étude met en avant le lien étroit entre l’organisation du travail/le management et la survenue des troubles de santé mentale dans l’entreprise.
http://www.sante-et-travail.fr/mal-etre-au-travail--une-enquete-incontestable_fr_art_808_41651.html
Par ailleurs, la hausse du nombre de TMS se poursuit en 2007. Avec plus de 42 900 cas reconnus et 34 280 cas indemnisés en 2007, les troubles musculosquelettiques (TMS) demeurent la première cause de maladies professionnelles. Cette même année, les TMS ont été responsables de la perte de 7,5 millions de journées de travail et ont engendré quelque 736 millions d'euros de dépenses pour l'Assurance maladie. C'est ce que révèlent les statistiques rendues publiques par la direction des risques professionnels de la CNAMTS.
Tous ces chiffres montrent une sorte de non intérêt du management à ces questions.
http://www.risquesprofessionnels.ameli.fr/fr/AccueilDossiers/AccueilDossiers_dossier-tms_1.php