En temps de crise, deux exigences s’imposent :
Une, quand on est dans les mieux lotis, donner l’exemple
Deux, quand on est dirigeant, ne pas engendrer d’injustice supplémentaire
Des patrons français montrent qu’ils ignorent ces exigences évidentes pour qui a une morale. Hauteur des rémunérations non revue à la baisse alors qu’on licencie, parachute en platine car l’or ne suffit plus, retraites chapeau qui vont remettre à la mode la caricature du patron en haut de forme, etc.
Ce comportement enlève un peu plus de crédit à une image du patronat déjà fragile. Il encourage les excès individuels et collectifs. Il handicape la cohésion d’un pays qui en a le plus grand besoin.
Le refus de l’autodiscipline en ce cas devient un appel à la puissance publique. Cette dernière doit alors tout mettre à plat : salaires, stocks options, cotisations sociales, parachutes, retraites chapeau, etc. L’Etat est légitime quand il prend des mesures légitimes, celles d’introduire de la justice dans des lieux où la voracité l’a emporté sur la responsabilité sociale.