A Naples, le 27 mai 2009, la police arrête 63 autres personnes membres présumées de la Camorra, dont 10 femmes.
La femme serait-elle l'avenir du crime? Teresa Principato, magistrate spécialisée dans la lutte anti-Mafia, n'a cessé de répéter, ces dix dernières années, qu'il fallait en finir avec le stéréotype de la femme "victime", réduite au rôle de veuve éplorée ou d'amante soumise. "L'autre moitié de la Coupole", comme elle l'appelle joliment, a longtemps bénéficié, de la part de la justice italienne, d'une forme d'indulgence.
Certaines audacieuses, plus diplômées que leurs mères, ont pris des responsabilités, qu'il s'agisse du racket, de la gestion des biens immobiliers ou du blanchiment de l'argent de la drogue. Ainsi le cas de Giusy Vitale fait-il désormais référence en Italie. Avant de devenir, en février 2005, la plus célèbre repentie du pays, cette Sicilienne de 37 ans aujourd'hui fut en effet la première "femme boss" de Cosa Nostra. En 1998, puis en 2003, elle contrôla avec une fermeté de "parrain" le secteur de Partinico, près de Palerme.