Les divisions syndicales étant largement soulignées par les medias et spécialistes, on ne résistera pas à la tentation de noter les bisbilles qui ajoutent du piment aux relations qu’entretiennent les organisations patronales entre elles.
La CGAD, confédération générale de l’alimentation de détail, regroupe deux sections. L’une pour les entreprises artisanales et qui à ce titre sont membres de l’UPA, Union des professions artisanales. L’autre pour les entreprises commerciales, épiceries, hôtellerie restauration, fruits et légumes, etc. et qui était membre de la CGPME. Cette section qui représente 180 000 petites entreprises vient de quitter la CGPME pour rejoindre comme la première section, l’UPA.
Le reproche de la section CGAD commerce à l’encontre de la CGPME est qu’elle est tenue en mains par deux fédérations patronales puissantes : la FFB du bâtiment et l’UIMM !
La conséquence de ce petit chamboulement est que l’UPA sort de ses terres artisanales pour recruter au-delà. Est-ce un premier pas ?
Par ailleurs, la CGPME s’en prend au Medef. Elle vient de réclamer davantage de sièges au Medef pour être représentée dans les instances de Pôle Emploi et du 1% logement.
Tout cela restait mesuré, mais ne voila t’il pas que les dirigeants de l’UMIH, l’union des métiers et de l’industrie de l’hôtellerie, vous savez ceux qui ont réclamé la baisse de la TVA et ensuite qui ont oublié de baisser les prix ou d’embaucher, se querellent. L’ancien président, André Daguin aurait conduit un putsch pour reprendre le pouvoir à la présidente Christine Pujol. La querelle serait une opposition de management, sic. Bien sûr, mais quand on sait que lundi 30 novembre est la date de l’ultime réunion des négociations nationales sur les salaires après la mise en demeure des pouvoirs publics, on se dit qu’il y a peut-être un lien entre cette joute et la négociation salariale.
Faut-il renoncer au foie gras durant les fêtes ?