Ainsi François Chérèque, le secrétaire général de la CFDT a-t-il invité son homologue de la CGT Bernard Thibault à l’université d’été de la confédération. Et ce dernier s’y est rendu et ils ont débattu sereinement et longuement de l’avenir du syndicalisme devant les militants cédétistes, acquis à ce geste. C’est un progrès. Qui, souhaitons le, ne devrait pas se limiter à ces deux organisations.
Les syndicats italiens montrent la voie. Lors du dernier congrès de la CISL, le secrétaire général de la CGIL a été invité, non seulement à être présent, mais à s’exprimer devant les congressistes. Or, les deux organisations étaient en plein désaccord. La CISL avait signé un accord national interprofessionnel sur la restructuration des niveaux de la négociation collective, alors que la CGIL s’y était opposée. Mais, en adultes, l’explication publique a eu lieu et les congressistes n’ont pas chahuté le leader de la CGIL. Comme si la CFDT était invitée au prochain congrès de la CGT pour expliquer pourquoi elle a signé l’accord sur le marché du travail alors que la CGT s’y est opposée.
|