Le cabinet France Industrialisation et Emploi a mené deux études intéressantes concernant les régions : la première sur la réduction des effectifs salariés durant les neuf premiers mois de 2009, la seconde sur la création d’emplois programmés dans les trois ans qui viennent. On peut constater les régions « gagnantes » et les régions « perdantes ». Un sujet pour la campagne des élections régionales ?
FIE (France Industrialisation et Emploi) a décompté un peu moins de 1.200 restructurations pour les trois premiers trimestres de 2009, pour un total prévu de 133.000 destructions d’emploi. Des chiffres qui ne prennent pas en compte les secteurs des activités commerciales ni les professions libérales. Parmi les secteurs les plus durement impactés on retrouve entre autres l’automobile, l’équipement informatique ou encore la métallurgie.
Du fait des conséquences indirectes, l’étude a inclut la restructuration militaire, d’où la présence de l’Alsace, une région traditionnellement dynamique, dans le peloton de tête des régions les plus touchées.
Globalement les régions les plus impactées par les pertes d’emploi sont les régions où l’industrie est surreprésentée, essentiellement le nord et l’est du pays. Par exemple la Lorraine ou le Nord-Pas-de-Calais. Les régions en phase de tertiairisation et/ou avec une industrie à forte valeur ajoutée sont moins touchées, les entreprises de Rhones Alpes par exemple, souffrent moins.
En contrepoint à cette carte des régions destructrices d'emplois, le cabinet-conseil a esquissé celle des créations d'emplois programmées d'ici à trois ans. C'est ainsi qu'il a recensé 337 projets devant créer quelque 22.000 emplois, avec une très forte prépondérance (80 %) des projets de moins de 100 emplois.
Parallèlement, les études de FIE font également ressortir une carte des régions créatrices d’emploi, avec à la clef, une prévision des milliers de créations d’emploi.
Ce sont des régions/ historiquement économiquement vigoureuses telles que l’Ile de France, PACA ou encore Pays de la Loire. Les entreprises de Paris et celles de Marseille vont contribuer à un total de 22.000 emplois créés.
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Réduction des effectifs en nombre
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Réduction effectifs en % / pop active
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Créations emplois programmés
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Lorraine |
12 200 |
1,12 |
1210 |
Champagne-Ard |
5 683 |
0,9 |
629 |
Picardie |
7 101 |
0,8 |
684 |
Alsace |
5 455 |
0,6 |
203 |
Haute Normandie |
5 402 |
0,6 |
367 |
Nord -Pas de Calais |
9 848 |
0,5 |
1 968 |
Limousin |
1 757 |
0,5 |
107 |
Bourgogne |
3 076 |
0,4 |
347 |
Franche Comté |
2 098 |
0,38 |
530 |
B. Normandie |
2 504 |
0,37 |
916 |
Languedoc-Rous |
3 598 |
0,32 |
959 |
Rhône-Alpes |
3 264 |
0,29 |
2 902 |
Aquitaine |
4 022 |
0,28 |
873 |
Auvergne |
2 105 |
0,2 |
135 |
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Source FIE (Nous ne disposons que des quatorze régions ci-dessus) |