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En 2009, 60% des jeunes sortis des écoles de la deuxième chance destinées aux élèves ayant décroché du système scolaire avaient trouvé un emploi, une formation, un contrat en alternance ou un contrat aidé, a annoncé le 26 octobre Alexandre Schajer, président du Réseau de ces écoles.
Ces écoles, dont la première a été créée en 1997 à Marseille, s’adressent aux jeunes de 18 à 25 ans, sortis du système scolaire sans diplôme, sans qualification et sans emploi, pour une formation de huit à dix mois en alternance. Elles ont pour objectif de parvenir à la maîtrise des savoirs de base tout en proposant des stages dans des entreprises de la région pour découvrir le monde du travail.
« En 2009, nous avions 59% de sorties positives » pour ces jeunes, 22% étaient « en formation », 22% « à l’emploi », 11% « en alternance » et 4% « en contrat aidé », a déclaré Alexandre Schajer Selon lui, sur les 41% de « sorties négatives » dans l’immédiat, six mois plus tard, la moitié étaient soit en emploi, soit en formation.
A l’entrée dans ces écoles, la moyenne d’âge était de 20 ans, 93% n’avaient pas validé de formation niveau V (certificat d’aptitude professionnelle, brevet d’étude professionnelle), 44% venaient de quartiers relevant de « politiques de la ville », 21% étaient « demandeurs d’emploi depuis plus d’un an », a-t-il détaillé.
Ceux qui trouvent un emploi vont pour 40% dans les services, pour 10% dans la restauration et pour sept à huit pour cent dans les métiers du bâtiment.
Le Réseau des E2C compte actuellement 24 écoles sur 63 sites, dans 14 régions et 33 départements, soit 7.800 jeunes en formation fin septembre. 7.900 sont attendus fin 2010, et 10.000 à 11.000 l’an prochain. Des projets d’ouverture sont « à l’étude » dans une grosse vingtaine de villes.
La formation, gratuite pour les jeunes (coût moyen de 7.500 euros par jeune), est financée par la taxe professionnelle (6% du budget des écoles) et les collectivités locales (en particulier les régions, pour au moins 30%).
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