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Selon l’étude de Thomas Breda, doctorant à l’Ecole d’économie de Paris, les porteurs de mandats syndicaux, élus ou désignés, de certaines organisations syndicales gagneraient moins que les salariés de leur unité de travail qui n’ont pas de responsabilité syndicale.
Selon ce travail, les mandatés CGT gagneraient 20% et ceux de la CFDT 10% de moins que leurs confrères de travail. Les mandatés des autres organisations ne seraient pas touchés par cette discrimination.
L’étude porte sur plus de 650 entreprises et les comparaisons portent sur des salariés ayant des caractéristiques identiques : âge, ancienneté, temps de travail.
T. Breda émet l’hypothèse que les directions supportent plus mal l’attitude antagoniste des délégués CGT et dans une moindre mesure celle des représentants CFDT.
Le résultat de ce travail montre en tout cas que le fait syndical continue d’être peu toléré dans les entreprises puisqu’il entraîne une sorte de punition à défaut d’exclusion. Cette intolérance renvoie aux propos de l’ancien président du CNPF, Yvon Gattaz, jugeant les syndicats « nuisibles ». Une CGT combative, contre un patronat de combat. « Ah Dieu, que la guerre est jolie » écrivait le poète Guillaume Apollinaire
L’étude porte sur les chiffres de 2004. Les attitudes des uns et des autres ont pu se modifier comme le montre par exemple le taux élevé de signature d’accords d’entreprise par la CGT.
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