| Langues, diplômes : des enjeux pour l’accès des immigrés au marché du travail (Insee Première n° 1262 – novembre 2009)
Cette étude de l’INSEE confirme que les immigrés sont plus exposés au chômage que le reste de la population. Les femmes immigrées sont moins souvent présentes sur le marché du travail, ce qui est dû en partie à un manque de qualification.
Toutefois, les écarts subsistent entre immigrés et non immigrés à niveau de diplôme équivalent. Ils sont même plus marqués pour les diplômés du supérieur. Les qualifications des immigrés, lorsqu’elles existent, bénéficient rarement d’une reconnaissance formelle en France, sauf pour les diplômés du supérieur. Les immigrés éprouvent souvent des difficultés avec la langue française, même si cela ne constitue pas toujours forcément une gêne pour travailler.
Les immigrés ayant un emploi se sont souvent appuyés, pour le trouver, sur leur réseau relationnel. Une minorité d’entre eux fait état de discriminations d’ordre professionnel.
Gêne ressentie pour travailler liée à la maîtrise de la langue française (en %)
35 % des immigrés originaires d’Asie qui n’ont pas le Français comme langue maternelle estiment que la langue française leur pose un problème pour travailler comme ils le souhaiteraient en France. C’est le cas de 17% des immigrés originaires d’Europe, 16% des originaires du Maghreb, 10% des originaires d’Amérique et d’Océanie.
Champ : immigrés de 18 à 74 ans venus en France après 18 ans et qui n’ont pas le français parmi leurs langues maternelles, ayant un emploi ou souhaitant travailler.
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