| La CGC vient de tenir congrès : elle a mis sous le boisseau ses querelles internes – on se rappelle son congrès de 2006 (faire le lien avec l’article sur le site) , voté à une très large majorité le rapport d’activité et le rapport financier et réélu Bernard Craeynest comme président et Carole Couvert en tant que secrétaire générale. Les fédérations de la métallurgie, de la finance, de la banque et des industries du gaz et de l’électricité assurent une majorité interne, la chimie étant ménagée.
Les pages de son essai de fusion avec l’UNSA et de ses tentatives de devenir une confédération généraliste sont, semble-t-il, tournées. Pour autant, elle continue de rêver à un nouveau projet de pôle réformiste… en essayant de se rapprocher de la CFTC esseulée, voire de FO, ou de reprendre langue avec l’UNSA, devant une CFDT attentive. Face à l’épée de Damoclès que constitue la loi sur la représentativité, elle n’a pas d’autre choix pour l’heure que la conquête de nouveaux adhérents. Elle aurait 112 000 adhérents déclarés dans le monde de l’encadrement au sens large – cadres, ingénieurs et techniciens -, sur 6 millions de personnes. Le changement de nom en 1981 – Confédération française de l’encadrement-CGC – n’a pas suffi à lui donner une réalité de confédération généraliste. Il lui faut donc au moins tenir le champ de sa représentativité cadre, puisqu’elle ne pourra pas signer les accords concernant toutes catégories de salariés, faute d’y être représentative.
Si la CGC dispose d’un certain nombre de bons militants en entreprise, seront-ils assez nombreux pour assurer un développement, avec la perspective d’être en 2013 confinée - de facto – au collège « cadres », avec les restrictions d’image et accessoirement de financement qui en découlent. Le débat interne sur le rôle de l’organisation et son utilité dans le paysage syndical français, éludé au congrès, a été reporté. Il resurgira sans doute.
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