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Sondage de l’IFOP : 3 actifs sur 10 victimes de discriminations dans le travail

dimanche 17 février 2013

Comme chaque année, un sondage est effectué par l’IFOP à la demande de l’OIT et du Défenseur des droits sur le thème des discriminations. L’âge, avec une acuité particulière dans le secteur privé, ainsi que le sexe et la maternité émergent en tête des critères occasionnant le plus grand nombre de discriminations.

La nécessité de lutter contre les discriminations dans le monde du travail est unanimement reconnue, par les agents du public comme par les salariés du privé.

Les personnes malades et celles issues de la communauté des gens du voyage sont considérées comme les plus exposées aux discriminations, suivies des personnes handicapées et de celles âgées de plus de 45 ans.

Être syndiqué est considéré aussi comme un inconvénient par 25% dans le secteur public et 34% dans le privé. On mesure ici la différence de situation.

Environ 3 actifs sur 10 déclarent avoir été victimes de discriminations dans le travail. Les différentes situations discriminatoires testées présentent une fréquence équivalente dans le secteur public et dans le secteur privé. Les femmes déclarent avoir été victimes plus fréquemment que les hommes : 36% dans le privé pour 25% des hommes, 32 % pour 24% des hommes dans le public.

L’âge, avec une acuité particulière dans le secteur privé, ainsi que le sexe et la maternité émergent en tête des critères occasionnant le plus grand nombre de discriminations. Loin d’être banalisées dans les représentations collectives, les discriminations à l’égard des seniors sont unanimement jugées graves, et ce quelle qu’en soit la manifestation. Au sein des entreprises et des administrations, les mesures effectives en faveur des seniors demeurent rares (et/ou rarement connues), en particulier dans le secteur public.

Près de 4 victimes sur 10 n’ont rien dit ou rien fait. Les auteurs désignés majoritairement sont le supérieur hiérarchique direct dans le public et la direction dans le privé.

Un sentiment de résignation prédomine chez les victimes qui n’ont rien dit ou rien fait, car elles estiment que cela n’aurait rien changé à 42% dans le public et à 69% dans le privé. On mesure ici la différence de perception ou des réalités de management entre secteur public et privé.

Certains en ont parlé à la direction : 44 % dans le public, 31% dans le privé. 24% dans le public et 21% dans le privé en ont parlé aux syndicats.

Plus d’un tiers des actifs déclare avoir été témoin de discriminations.

La mesure la plus efficace pour lutter contre les discriminations consiste à mettre en place des procédures d’alerte confidentielles et anonymes et, pour les agents de la fonction publique, à mener des actions de sensibilisation et de formation. Unanimement, la politique de lutte contre les discriminations au sein des entreprises et des administrations doit s’inscrire dans le cadre du dialogue social.