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Portrait des cadres en France

mercredi 8 mai 2013

4,7 Millions de « cadres et professions intellectuelles supérieures », dont 2,87 Millions cadres du secteur privé. Parmi les femmes cadres 17 % d’entre elles sont à temps partiel contre 5 % des hommes.

Portrait statistique (chiffres 2011)
4,7 Millions de « cadres et professions intellectuelles supérieures », en emploi ou au chômage en 2011 (2,5 M en 1990), soit 16,5 % de la population active (10,2 % en 1990) (chiffres Insee)
- dont 2,87 Millions cadres du secteur privé
- dont 39 % de femmes (30 % en 1990)

  1. Taux de chômage : 4 %
  2. Emplois précaires : 7 % (CDD, interim, contrats aidés)
  3. Travail à temps partiel : 10 % dont 28 % souhaiteraient travailler davantage
  4. femmes cadres : 17% à temps partiel, contre 5 % des hommes

Le poids du diplôme

  1. 60 % des cadres ont au moins un diplôme de 2è cycle de l’enseignement supérieur

Durée du travail déclarée : 44 heures

Salaire moyen : stagnant sur 20 ans en euros constants (+ 0,5 % par an en moyenne pour les salariés à temps complet)

  1. Salaire des femmes cadres = 79 % des salaires des hommes (67 % en 1990)

Comparaison de la proportion d’emplois cadres en France parmi les pays de l’UE (par ordre de % croissant) – source Eurocadres 2009

En milliers % parmi les salariés
Italie 1 883 10,7
Portugal 465 11,9
Autriche 501 14,5
Espagne 2 556 15,2
Allemagne 5 578 16,6
France 4 279 18,7
Danemark 518 20,3
Pologne 2 682 23,0
Suède 965 23,8
Pays-Bas 1 887 25,7
Irlande 480 27,4
Belgique 1 059 28,4
Royaume-Uni 7 169 28,5
UE 35 224 19,3

N.B. Ces chiffres sont des évaluations car, à partir de la définition du champ cadre par l’Organisation internationale du Travail, il existe des différences d’un pays à l’autre. D’autre part, la répartition des salariés selon les secteurs d’activité, et le pourcentage de travailleurs indépendants diffèrent d’un pays à l’autre et participent à l’explication de ces gros écarts.

Le travail des cadres

La première caractéristique en est la polyactivité, faite d’activités technologiques, scientifiques, de management, de relation, de gestion, de communication… Intérêt et plaisir au travail ont comme revers fréquent un surtravail et un stress dont témoignent aussi des enquêtes faites auprès d’eux par l’APEC.

Tout aussi importante est la centralité de leur travail, car dans les organisations nouvelles des entreprises *, ils jouent forcément le rôle d’intermédiaires entre salariés, collègues, direction, comme entre l’entreprise et l’extérieur, d’interface avec son environnement. En permanence, ils traduisent, contextualisent les objectifs et missions reçus. Par cette activité d’ailleurs, ils sont au centre du jeu. Leur position est ainsi celle d’un « hub », point de passage obligé, ce qui est synonyme d’un certain pouvoir…

D’autre part, ce sont les cadres qui doivent réaliser les missions de coordination, de collaboration et de coopération que nécessitent les organisations mixtes des entreprises et administrations aujourd’hui *. Ce sont des missions complexifiées, avec la responsabilité d’orienter l’action collective malgré les zones existantes d’incertitude.

Cependant, face à ces nouvelles situations d’activités et de missions, dans ces organisations transformées et complexifiées, les cadres ont l’impression que leur travail est perçu de façon partielle et qu’on ignore les compétences qu’ils doivent mobiliser au quotidien.

Les cadres expriment ainsi le besoin d’une perception et d’une reconnaissance de leurs nouveaux rôles, si profondément redéfinis par les changements des entreprises et des organisations qui ont émaillé ces 30 dernières années.


PS :

Source : À quoi servent les cadres ?, Observatoire des cadres, sous la direction de Jean-Marie Bergère et Yves Chassard, Odile Jacob, février 2013
Voir aussi l’article : Evolution de l’emploi et du rôle des cadres