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Le taux de syndicalisation encore à la baisse en 2019

mercredi 9 février 2022

10,3 % des salariés français (hors Mayotte) ont déclaré être syndiqués en 2019 selon une enquête de la DARES publiée en décembre 2021. C’est 0,7 point de moins qu’en 2016 et 0,9 point de moins qu’en 2013. Mais globalement, les chiffres de la syndicalisation en France évoluent finalement peu depuis maintenant 30 ans…

Les hommes sont syndiqués plus que les femmes, les anciens plus que les jeunes…

Les hommes demeurent plus syndiqués que les femmes (11 % contre 9,5 %). Les jeunes le sont très peu (2,7 %) même s’il faut noter une augmentation des adhérents chez les jeunes fonctionnaires. Plus l’âge augmente, plus on est syndiqué. Ainsi, 14,6 % des plus de 50 ans déclarent être syndiqués, plus que les quadragénaires (12,6 %) et les trentenaires (8,1 %).

…les cadres et professions intermédiaires plus que les employés et surtout les ouvriers

11,2 % des cadres sont syndiqués sans changement depuis 2016. C’est la catégorie professionnelle la plus syndiquée dans la fonction publique (20,8 %) malgré une baisse de 2,7 points par rapport à 2016.
Les ouvriers sont les moins syndiqués : 9 %, contre 9,7 % des employés et surtout 11,6 % des professions intermédiaires, la catégorie sociale la plus syndiquée notamment dans le privé.

Les taux de syndicalisation par secteur

Tradition ouvrière oblige, dans le privé c’est encore dans l’industrie que l’on trouve le plus de syndiqués : 10,9 % contre 7,7 % dans le commerce et les services et seulement 3,5 % dans le bâtiment.

Chez les fonctionnaires, on trouve toujours les gros bastions syndicaux dans la fonction publique d’État (23,1 %) alors que les adhérents sont moins nombreux dans la santé (15,6 %) et la territoriale (14,1 %).

Les évolutions sur une longue durée

Le taux de syndicalisation n’évolue guère depuis la fin des années 80 autour de 10 %. Même s’il n’a jamais atteint des niveaux très élevés en France contrairement à d’autres pays européens, il se situait tout de même à un peu moins de 20 % à la fin des années 60 jusqu’en 1978 et autour de 30 % durant la période de l’après-guerre.

Le poids du syndicalisme français ne peut pas se réduire à ce faible taux de syndicalisation. Il doit aussi être apprécié à d’autres facteurs : notamment sa capacité de mobilisation, et surtout à sa représentativité électorale dans les entreprises et les administrations, notamment là où il est présent, ainsi que sa capacité à négocier des accords à tous les niveaux. Quoiqu’en disent ceux qui, au patronat ou dans certains milieux politiques, voudraient le marginaliser, le syndicalisme reste un acteur incontournable de la vie économique et sociale.


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