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Que pensent les Français de leur situation et de celle de leurs compatriotes ?

mercredi 13 octobre 2021

Que pensent les Français de la situation de la France, quelles sont leurs inquiétudes vis-à-vis d’eux et de leurs compatriotes… quelles sont leurs valeurs et celles des Français, leurs rapports au progrès, leur position sur la situation de la France, leurs inquiétudes, leur vie au travail… ? Une enquête de Harris Interactive essaie d’y voir plus clair. Principales réponses.

Perception de la situation en France : plus d’’inquiétudes que de colères pour 53 % des Français, pas pour eux mais pour ce que ressentent leurs compatriotes. Quel est le portrait type des personnes les plus inquiètes ? Une femme (58 % inquiètes), âgée de plus de 65 ans (64 %), ne disposant pas du bac (57 %), politiquement à droite sur l’échiquier politique (61 %). En revanche, les plus jeunes qualifient plutôt leurs états d’esprit par la détermination (45 %). Les jeunes mobilisent des termes à connotation positive (76 %) contre 40 % des personnes âgés. Les inquiétudes renvoient à des questions de justice sociale et de perspectives collectives :

  • Près de la moitié des Français considèrent que la France est en déclin et seuls 13 % la voient en progrès.
  • L’abaissement du niveau scolaire des élèves, les déficits, la dette et le chômage sont considérés comme des marques principales du déclin (délocalisations, désindustrialisation, déficit commercial). Pour 60 %, les politiques sont responsables du déclin.
  • Pour seulement 27 % des salariés, les syndicats contribuent au progrès de la France.
  • La réduction du chômage, une politique contre la délinquance plus efficace et l’investissement dans l’école et la formation ainsi que dans la recherche sont considérés comme des aspects prioritaires pour plus de 60 % des Français.

Les valeurs des Français : les valeurs liées à l’altruisme et au savoir-être sont considérés par plus de 9 Français sur 10 comme importantes. Par ordre décroissant viennent : le respect, l’honnêteté, la loyauté, l’écoute, la responsabilité, l’entraide, la tolérance, l’équité, la générosité, l’humilité, l’esprit d’initiative, l’autorité, l’ambition. Ainsi, loin du bruit médiatique et des invectives sur les réseaux sociaux, les Français aspirent à un débat public apaisé avec du respect, de la loyauté et de l’écoute :

  • Les Français âgés entre 18 et 24 ans semblent accorder plus d’importance que leurs ainés à l’écoute, à l’entraide, à la générosité ou encore à l’ambition.
  • La liberté apparait comme la valeur la plus importante pour les Français dans leur vie de citoyen, devant la famille, la justice et l’égalité.
  • Sur le plan personnel, la famille et la santé sont considérées comme les aspects les plus importants, une opinion partagée par plus de 6 Français sur 10.
  • Avoir plus de temps pour soi, ses amis et sa famille, avoir un mode de vie plus sain et agir pour la planète apparaissent comme les principales priorités pour plus d’un tiers des Français dans leur vie personnelle.
  • Si les Français de 50 ans et plus privilégient davantage que la moyenne des aspects liés à leur mode de vie personnel (mode de vie plus sain, agir pour la planète), les 18-24 ans montrent leur volonté de trouver leur place sociale (avoir un travail qui ait du sens, devenir propriétaire, évoluer dans son métier…).
  • La pandémie a principalement eu pour conséquence de changer la place du travail dans la vie des Français : 48 % des actifs déclarent que celle-ci a changé au cours de ces mois de pandémie. Ainsi 55 % des personnes disent que le travail occupe une place importante dans leur vie, devant la place de la famille (44 %), de même la proportion de ceux indiquant vouloir télétravailler plus.
  • Pour mener à bien leurs projets à venir, 68 % des Français comptent principalement sur leur cercle proche : leur famille et leurs amis.

Plus de 8 Français sur 10 considèrent que le progrès est une bonne chose dont 21 % une très bonne chose.

  • Les évolutions de la médecine et de la science sont perçues comme des marques de progrès pour plus des trois quarts des Français ; ils sont plus réservés à l’égard des plateformes du type Amazon, du nucléaire et du tourisme dit « low cost ».
  • Le nucléaire fait l’objet d’un clivage générationnel. Si seuls 23 % des Français âgés de moins de 35 ans le perçoivent comme un progrès, ils sont 29 % pour les 35-49 ans et 35 % pour les plus de 50 ans et plus.

Les Français et leur travail : 75 % des Français s’inquiètent du chômage, 71 % du pouvoir d’achat, mais ils sont 81 % à s’inquiéter des inégalités et 84 % de l’avenir de leurs enfants.

  • Environ 2 Français sur 3 s’estiment satisfaits de leur niveau de vie actuel, une proportion qui augmente parmi les niveaux de revenus les plus élevés (44 % pour les moins de 1 000 euros par mois, 55 % pour les 1 000 € à moins de 2 000 € par mois, 69 % pour les 2 000 à 4 000 € par mois, 82 % pour les 4 000 € à moins de 6 000 € par mois, 88 % pour les 6 000 euros par mois et plus).
  • Seul un quart des Français pensent que leur niveau de vie va s’améliorer. Un sentiment d’amélioration qui est davantage partagé par les moins de 35 ans.
  • Le travail occupe une place importante dans la vie de 8 actifs sur 10, une proportion encore plus importante chez les indépendants, les cadres et professions libérales.
  • Si 84 % des Français actifs se montrent fiers de leur travail, ceux qui sont à leur compte ou dans la fonction publique font état d’un niveau de fierté un peu plus élevé que la moyenne.
  • Si les trois quarts des actifs pensent que leur travail est utile à la société, les fonctionnaires se sentent davantage investis d’une mission : 87 % d’entre eux estiment que leur travail est utile à la société.
  • Même s’ils n’avaient pas besoin d’argent pour vivre, 64 % des actifs déclarent qu’ils continueraient à travailler, dont 38 % qui conserveraient leur travail actuel, une proportion qui s’établit à un niveau plus élevé chez les moins de 35 ans.
  • Plus de la moitié des actifs seraient enclins à travailler davantage chaque semaine pour mieux gagner leur vie, un avis davantage partagé par les Français les plus jeunes.
  • Un peu plus de la moitié des actifs déclarent qu’ils pourraient travailler plus chaque semaine si leur travail était plus intéressant qu’actuellement.
  • Environ un tiers des actifs déclarent à être prêts à travailler plus longtemps pour financer les dépenses liées à la dépendance, un sentiment plus présent chez les plus jeunes.

Ce qui apparait nouveau, c’est l’injonction à ne pas penser uniquement à l’instant mais à préparer le moyen et le long terme. Voir les sujets prioritaires comme l’école, la formation tout comme celui de la recherche.

La pandémie nous a changé mais pas tout le monde. La France se scinde en deux : 47 % pensent avoir changé, dont 66 % des jeunes de 18/24 ans, 53 % des Franciliens ainsi que 51 % des diplômés. Pour le travail : 55 % des personnes indiquent que le travail occupe une place très importante dans leur vie, contre 34 % pour qui cela occupe une place pas importante du tout. Mais s’agit-il d’un changement ou n’est-ce pas plutôt l’accélération de processus qui étaient déjà en germe dans la société française ?

Quelle méthode pour l’enquête ?

  • Une enquête, auprès de 10 000 personnes de 18 ans et plus, a été effectuée du 19 au 26 juillet 2021 et réalisée par Harris Interactive. Méthode des quotas et redressement appliqués aux variables suivantes : sexe, âge, catégorie socioprofessionnelle et région de l’interviewé(e).


Référence