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Les clés du social : L'actionnariat salarié progresse

L’actionnariat salarié progresse

Publié le 23 août 2025 / Temps de lecture estimé : 2 mn

Comme périodiquement, une étude vient faire le point de l’actionnariat salarié. Celle de juillet 2025 a été réalisée par Opinionway pour la société Eres, spécialisée en épargne salariale et actionnariat salarié, par une enquête auprès de 403 Pme et l’exploitation des données publiques des 120 entreprises ayant la plus forte capitalisation (SBF 120). Elle montre une stabilité dans les PME et une intensification des opérations dans les grandes entreprises.

9 % des Pme pratiquent l’actionnariat salarié

Ce chiffre montre une stabilité du pourcentage par rapport à l’enquête précédente de 2021. Mais là où il existe, son impact se développe. Parmi ces Pme où l’actionnariat salarié existe :

  • Dans 49 % il dépasse 10 % du capital, soit +13 % par rapport à 2021,
  • 23 % l’ont intégré dans leur culture d’entreprise, soit +15 points en 4 ans.
    Pour ces entreprises l’apport est net dans la motivation, l’implication et la fidélisation des salariés, si bien que 9 sur 10 le referaient.

Pour les autres, les craintes sont celles de la confidentialité (47 %), de la complexité (41 %) et de la question de la transmission d’entreprise (41 % également).

Un actionnariat salarié dynamique dans les entreprises du SBF 120

Dans cet ensemble de grandes entreprises, plus d’un tiers des salariés, soit 2,4 millions, sont actionnaires salariés, ce qui donne toujours la première place à la France en Europe, devant le Royaume-Uni. Ils détiennent près de 75 Mds€, soit une moyenne de 32 000 € par salarié.

  • Dans 6 de ces entreprises, les salariés sont actionnaires majoritaires,
  • 37 ont augmenté l’actionnariat salarié en 2024,
  • Les opérations 2024 ont atteint près de 5 Mds€ (4,7 Mds),
  • 2 nouvelles entreprises l’ont créé en 2024,
  • Les salariés ont en moyenne 3 % du capital.

Un secteur l’a particulièrement intégré, le BTP. En effet en moyenne les salariés des grandes entreprises (SBF 120) de ce secteur disposent de 11 % du capital et les opérations réalisées en 2024 y représentent un quart du total des opérations de l’année. Et l’actionnariat salarié y est très intégré à la culture d’entreprise.



Les chiffres globaux soulignent l’impact positif de l’actionnariat salarié, comme le montrent le plus faible turn over, à 8 % contre 12 % en moyenne des entreprises, et une plus longue ancienneté, à près de 10 ans contre 7 en moyenne.
Cependant, l’actionnariat salarié ne concerne qu’un nombre très minoritaire des salariés du privé (sur 21,150 millions en 2024) et tout particulièrement pour les salariés des PME. Et, dans les entreprises, grandes ou petites, où il existe tous les salariés sont loin d’en bénéficier ou d’y souscrire.


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