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Les réactions syndicales et patronales à l’élection de François Hollande

jeudi 17 mai 2012

Extraits des déclarations des principales organisations syndicales et patronales (CFDT, CGT, FO, MEDEF, UPA)

CFDT
« François Hollande a annoncé clairement sa volonté de placer le dialogue avec les partenaires sociaux, notamment les organisations syndicales, comme une des priorités dans sa méthode de travail. La CFDT souhaite s’inscrire dans cette démarche.
La CFDT demande donc qu’une première rencontre entre le nouvel exécutif et les partenaires sociaux soit organisée avant la tenue des élections législatives afin de décider des méthodes de travail qui permettront d’apporter au cours du quinquennat des réponses aux préoccupations des salariés sur l’emploi (notamment l’emploi des jeunes) et le pouvoir d’achat (entre-autres sur le logement et l’énergie) ».

« Une grande partie des difficultés auxquelles notre pays est confronté doivent trouver solution au niveau européen. Les résultats des élections de ce dimanche en Grèce montrent combien l’action européenne est déterminante. C’est pourquoi la France se doit d’obtenir des mesures de relance, au-delà des mesures de maîtrise des dépenses publiques déjà en œuvre ».

CGT
« Le résultat de l’Election présidentielle exprime un « désaveu » pour Nicolas Sarkozy. Sa politique autoritaire et antisociale, son passage en force sur la réforme des retraites et sa façon de gouverner sont maintenant clairement sanctionnés. La CGT s’en félicite ».
« Un contexte, a priori plus favorable à la satisfaction des revendications, est créé. Il doit se traduire par des décisions nouvelles, propres à changer le quotidien des salariés, retraités et privés d’emploi, à donner confiance aux jeunes dans leur avenir alors que les exigences patronales et celles des marchés financiers sont toujours aussi présentes ».
L’intervention et l’action syndicale doivent être renforcées. Dans l’immédiat, tous les syndicats doivent refuser l’extension de la flexibilité exigée par le MEDEF au travers des accords dits « compétitivité emploi ».
« Un véritable changement passe par la création d’emplois, l’augmentation des salaires, la reconnaissance et la revalorisation du travail, de son contenu et de sa finalité, le développement des services publics sur l’ensemble du territoire, un haut niveau de protection sociale et une véritable politique industrielle ».
« La réponse aux enjeux économiques et sociaux passe par une autre répartition des richesses au service du développement humain durable ».
« L’avenir de l’Europe ne peut se construire par la mise en concurrence sociale et fiscale entre pays, il faut une Europe solidaire et sociale axée sur la croissance et la coopération et non sur l’austérité généralisée imposée à l’ensemble des salariés ».

FO
Pour JC Mailly « Viendra aussi la question du SMIC et du pouvoir d’achat des salaires dans le public et le privé, celle de l’emploi avec le risque de plans sociaux, celle de l’avenir du service public républicain avec l’arrêt de la RGPP puis une vraie évaluation. Rapidement également va venir une première approche du dossier retraites. Nos positions sont connues. Sur le plan de la méthode, il serait par ailleurs opportun que tout ne se décide plus à l’Élysée. Il faut que le président préside et que le gouvernement gouverne. C’est aussi une question de démocratie ».

« La question de la modification de la Constitution pour « encadrer » la démocratie sociale n’est pas dans nos préoccupations. Nous considérons même qu’elle serait dangereuse en mélangeant les rôles et responsabilités. Les syndicats et le patronat négocient, les députés légifèrent. Mélanger les responsabilités conduirait au corporatisme politique. On ne peut être gouvernants et gouvernés ».

MEDEF
« La perspective d’une hausse des prélèvements obligatoires sur les entreprises est inquiétante. Par contre, l’approche de François Hollande sur le dialogue social correspond largement à ce que nous préconisons »…

« Nous pourrions pour alléger les charges sur les entreprises, travailler à des transferts sur la CSG »

« Une augmentation du Smic déconnectée des gains de productivité aboutirait à des pertes de compétitivité… »

« L’Europe doit avoir une ambition d’investissement… »

« Je suis d’accord avec François Chérèque qui préconise une réunion entre les partenaires sociaux et le chef de l’Etat avant les législatives ».

UPA
L’UPA invite le nouveau Chef de l’Etat à mettre en œuvre trois priorités dès le début et tout au long de son mandat :
- Instaurer une concertation constante et constructive avec les forces vives de la nation, les partenaires sociaux ayant naturellement vocation à éclairer la décision publique et à inspirer les choix politiques en matières économique et sociale.

- Engager la réduction des déficits publics, condition indispensable à la maîtrise de notre sort économique. Et préserver en parallèle le pouvoir d’achat des Français, de façon à ne pas porter atteinte à la consommation.

- Prendre appui sur le développement des 1 million 200.000 entreprises de l’artisanat et du commerce de proximité, soit 40% du total des entreprises, qui plus que jamais disposent de précieux atouts pour un pays fragilisé économiquement et socialement : formation de la moitié des apprentis du pays, création massive d’emplois non délocalisables, maintien de services de proximité et d’activités économiques en tous points du territoire, préservation de la cohésion sociale.

«  La CGPME n’a pas été invitée comme les autres organisations syndicales et patronales à la cérémonie de passation des pouvoirs « suite à un cafouillage » selon le service de presse de F. Hollande).