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Situation sur le marché du travail au 15 septembre 2020

mercredi 23 septembre 2020

Dans le contexte actuel de crise sanitaire, la Dares publie, en collaboration avec la Délégation générale à l’emploi et à la formation professionnelle (DGEFP) et Pôle emploi, un suivi d’indicateurs éclairant la situation sur le marché du travail. Ces données sur l’activité partielle, les restructurations, les inscriptions à Pôle emploi, les entrées en formation des demandeurs d’emploi, les contrats aidés, les demandes d’aide enregistrées pour les emplois francs, les entrées en PACEA (parcours contractualisé d’accompagnement adapté vers l’emploi et l’autonomie) et en Garantie Jeunes, ainsi que les offres d’emploi en ligne, sont révisées tous les 15 jours (Voir clés du social : https://www.clesdusocial.com/indicateurs-du-marche-du-travail-du-1er-mars-au-20-aout-2020-emploi-formation-crise-sanitaire).

Le nombre de ruptures de contrats de travail envisagées dans le cadre de procédures de restructuration repart à la hausse début septembre

  • Après avoir chuté au mois d’août, le nombre hebdomadaire de plans de sauvegarde de l’emploi (PSE) initiés repart à la hausse début septembre : de 10 durant la dernière semaine d’août, il est passé à 19 au cours de la première semaine de septembre, puis à 30 durant la suivante.
  • Le nombre de ruptures de contrats de travail envisagées augmente également et s’établit à 3 325 durant la deuxième semaine de septembre, en hausse de 30 % sur une semaine.
  • En cumul depuis le 1er mars, près de 57 000 ruptures de contrats de travail ont été envisagées dans le cadre de PSE. C’est trois fois plus que sur la même période en 2019.
  • Depuis début mars 2020, près de 3 200 licenciements collectifs pour motif économique, hors PSE, ont été commencés.
  • Ces procédures concernent dans plus de neuf cas sur dix des licenciements de moins de 10 salariés.
  • Les secteurs les plus concernés sont ceux du commerce et de la réparation d’automobile (20 %), de la construction (17 %), de l’industrie manufacturière (16 %) et de l’hébergement et de la restauration (12 %).

En moyenne entre le 30 août et le 5 septembre, les demandes d’inscription hebdomadaires à Pôle emploi diminuent par rapport à la semaine similaire de 2019

  • Au cours de la semaine du dimanche 30 août au samedi 5 septembre, on comptabilise près de 165 000 demandes d’inscription de demandeurs d’emploi, en diminution de 4,5 % par rapport à la même semaine de l’année précédente (estimation sur données provisoires).
  • Sur les quatre dernières semaines, le nombre de demandes d’inscription baisse par rapport aux mêmes semaines de 2019 (-6,9 %, données provisoires).
  • Ce repli observé en moyenne sur les quatre dernières semaines est notamment lié au faible nombre de sorties observées depuis le début du confinement et qui se répercute en tant que moindres réinscriptions les semaines suivantes.

Les inscriptions en formation des demandeurs d’emploi accélèrent à la rentrée. Plus de 30 000 inscriptions en formation ont été comptabilisées entre le 7 et le 13 septembre, soit une hausse de 50 % par rapport à la même semaine de l’an dernier.

  • La part des entrées dans le cadre du CPF autonome est toujours importante et continue de représenter environ un tiers des inscriptions en formation.

Les demandes d’aides acceptées pour les emplois francs se redressent très légèrement depuis fin juin. Le nombre hebdomadaire de demandes d’aides transmises à Pôle emploi concernant les emplois francs a été divisé par près de quatre après les quatre premières semaines du confinement, passant environ de 700 à moins de 200. Il s’est ensuite stabilisé entre 200 et 300 par semaine, avant d’augmenter légèrement à partir de la semaine du 22 au 28 juin (entre 250 et 350 environ par semaine).

Sur la période récente, les entrées en PACEA dépassent celles de l’an passé, sans que cela permette de rattraper le retard

  • Après une baisse durant la semaine du 13 au 19 juillet 2020, les entrées hebdomadaires initiales en PACEA sont quasiment systématiquement supérieures à celles de l’an passé.
  • La période de rentrée scolaire, comme l’an passé, est marquée par une forte hausse des entrées initiales en PACEA, après un niveau plus bas au mois d’août.
  • Pendant la semaine du 7 au 13 septembre 2020, plus de 10 000 entrées initiales en PACEA ont été enregistrées , un niveau légèrement supérieur à l’année précédente.
  • Depuis le début du confinement le 16 mars et jusqu’au 13 septembre 2020, environ 131 000 entrées ont ainsi été enregistrées.
  • En comparaison, sur la même période en 2019, le nombre cumulé d’entrées initiales était de 152 000 (soit -14 % entre les deux années).

Le début du mois de septembre marque une hausse des entrées en Garantie jeunes. Durant la semaine du 7 au 13 septembre 2020, près de 3 700 entrées initiales en Garantie jeunes ont été enregistrées. Il s’agit du nombre hebdomadaire d’entrées le plus élevé depuis le début du confinement :

  • Comme l’an passé, la période de rentrée scolaire est marquée par une forte hausse des entrées.
  • Depuis le début du confinement, du 16 mars au 13 septembre 2020, environ 30 700 entrées initiales ont été enregistrées.
  • Comparativement, il y en avait 49 200 sur la même période en 2019. Elles ont ainsi diminué de 38 % sur la période.
  • Entre le début du mois de juin 2020, qui marque la nette reprise des entrées en Garantie jeunes, et le 13 septembre, le nombre cumulé d’entrées initiales s’établit à 28 000, contre 24 900 sur la même période en 2019 (soit +12 %).

Offres d’emploi en ligne : la reprise se confirme. Sur un panel d’une quinzaine de sites suivis par la Dares, le nombre d’offres d’emploi en ligne publiées du 7 au 13 septembre 2020 se situe à 132 % du niveau pré-confinement.

  • Ce nombre a fortement augmenté durant la première semaine de septembre (+14 % par rapport à la dernière semaine d’août) et atteint cette semaine son plus haut niveau depuis le début du suivi de cet indicateur, qui date de fin janvier 2020.
  • Cependant, des disparités subsistent entre métiers. Dans la santé, dans les services aux particuliers et aux collectivités, dans l’hôtellerie, la restauration et l’alimentation, les offres en ligne dépassent cette semaine le double de leur niveau pré-confinement.
  • Au contraire, deux domaines n’ont pas retrouvé leur niveau pré-confinement : l’enseignement et la formation (53 %) et la recherche (74 %). La part des offres en contrats à durée indéterminée (CDI) reste encore inférieure au niveau pré-confinement : elle est de 60 % durant la semaine du 7 au 13 septembre, contre 67 % la semaine précédant le confinement.

Dans cette période d’incertitude, ce travail de suivi de la DARES permet de mieux comprendre l’évolution du marché du travail, d’adapter au quotidien les différents dispositifs (voire le chômage partiel). Ce début de mois de septembre marque un lent retour à la normale qui sera peut-être contredit par la seconde vague du COVID-19.


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